La classe de 1ère S: critiques d’un jour

Critique de L’Odeur des arbres : Koffi Kwahulé par Chloé Eschbach, Antoine Koerin, Guillaume Krauth et Axel Gautier.

Cette pièce est intéressante par la modernité des thèmes abordés : la mondialisation qui amène l’homme à se positionner : être du côté de la justice ou au contraire de la corruption…

L’ omniprésence de la nature qui fait référence aux textes africains mais aussi à leurs croyances en l’animisme.

La tragédie qui se joue sous yeux nous fait penser à Oedipe, de nombreuses similitudes : parricide, retour dans la ville natale, tensions dans la famille.

L’écriture de la pièce ressemble plus à une narration qu’à un texte théâtral,  le nom des personnages n’est pas mentionné,  l’écriture s’apparente plus à la lecture d’un conte faite par un griot, la musicalité qui émane de ce texte accentue sa poésie.

Cette pièce tragique nous a plu car elle est originale, les thèmes abordés nous emmènent en Afrique et nous font découvrir la richesse de ce continent. En revanche, la fin de l’oeuvre nous a attristés.

Critique de Paranoïd Paul de Simon Diard par Julie Verdonk, Pauline Roos, Yvan Stoffel, Leclerc Allan et Secula Christine.

Dès la lecture du titre et du sous-titre, Paranoïd Paul (You stupid little dreamer), le doute s’installe sur leur signification. Paul apparaît comme un personnage atypique, qui peut être imaginaire, malade, rêveur qui s’invente une histoire. Nous avons le sentiment que l’auteur cherche à développer la créativité du lecteur puisqu’il va s’imaginer toutes sortes de choses pour tenter de comprendre les scènes. L’écriture est particulière, les titres des parties décrivent les actions futures et font référence à des paroles de chansons anglaises. Différents thèmes apparaissent tout au long de la pièce : le harcèlement qui passe par l’absence de Paul, l’omniprésence de la mort et la religion.

Nous avons apprécié cette pièce car elle évoque l’influence des autres et comment le harcèlement se met en place. Nous pouvons nous identifier aux personnages et le mystère qui règne tout au long de la pièce nous tient en haleine et en suspens. Enfin, la structure du texte est différente des pièces classiques et cela nous a plu.

 

Critique de Ctrl-X : Pauline Peyrade par Baur Pauline, Bonnamour Paoline, Keller Charlotte et Kieffer Aline.

C’est une oeuvre à l’écriture surprenante et originale. En effet, cette histoire comporte 220 fragments qui représentent chacun des petits moments de la nuit d’Ida. Cette façon d’écrire permet de bien comprendre le texte, l’enchaînement des actions et de lire rapidement le texte. En revanche, l’histoire narrée demeure pour nous abstraite. Ida est un personnage vraisemblablement atteinte de bipolarité et il est très difficile de s’identifier à elle. De plus, le personnage d’Ida suscite de la pitié notamment lorsqu’elle recherche Pierre, son amoureux, par le biais de mails envoyés. Ida nous apparaît pathétique dans ses sautes d’humeur et nous éprouvons de la colère à son encontre lorsqu’elle s’énerve contre Laurent, son amant d’un soir. Enfin, la relation qu’elle entretient avec sa soeur Adèle est particulière .

Les thématiques abordées sont actuelles et l’omniprésence des écrans comme l’ordinateur, le téléphone permettent de mieux  appréhender le texte.

Nous sommes restés sur notre faim / fin car nous aurions aimé que le texte soit plus porteur de significations plus accessibles…

Critique de Paranoïd Paul de Simon Diard par Huss Margot, Goetz Louise, Dunckel Emilie et Jallier-Balbin Léa.

Cette pièce est intéressante car ce sont des adolescents, des lycéens, qui sont mis en scène et nous pouvons plus facilement nous identifier à ces derniers. D’autre part, le thème abordé : le harcèlement au sein d’un établissement public, prendre un élève (Paul) comme souffre-douleur est courant dans certains lycées. Enfin, le choix narratif est intéressant car le texte est facile à comprendre bien qu’il y ait de nombreuses analepses, essentielles pour comprendre l’origine de la dispute entre Gregg et Paul. La fin ouverte permet d’installer un suspens et laisse libre-cours à notre imagination.

Nous trouvons que cette pièce est émouvante car le harcèlement est montré dans sa banalité, sa quotidienneté, il n’y a pas d’exagérations, juste  des faits relatés.

Paranoïd Paul nous interpelle sur nos agissements dans la société mais aussi à l’égard de nos pairs.

Critique de L’Odeur des arbres : Koffi Kwahulé par Lucie Siegwalt, Lucas Muller, Philippe Wurtz, Elena Wandres et Loïc Messmer.

L’écriture de cette pièce est singulière car il n’y a ni didascalies ni le nom des personnages. Cela rend l’histoire difficile d’accès. De plus, de nombreuses informations sont données au début et cela accentue la difficulté de bien cerner les enjeux de la pièce. Mais l’histoire nous captive car elle fait réfléchir le lecteur sur la mondialisation, la famille et les conflits qui peuvent être engendrés quant à certaines prises de position. Les personnages sont humains et  certains sont attachants et émouvants et nous ne pouvons rester insensibles à leur détresse voire leur folie.

Critique de Ctrl-X de Pauline Peyrade,  par Anne Portaz, Marie Richard, Roméo Suss, Léa Lorrain et Lise Munsch.

Une pièce innovante. La pièce se déroule la nuit où l’on suit la vie d’Ida. Cette jeune femme est seule dans sa chambre, entourée d’écrans. Elle essaie de rompre avec le monde extérieur qui sans cesse revient à elle, par le biais de la technologie(téléphone, interphone, ordinateur, portable). Tout au long de la pièce, Adèle, sa soeur, tente par tous les moyens de lui donner son médicament. Les changements d’humeur d’Ida, témoignent d’une maladie, la maniaco-dépression. Cette pathologie va rythmer les actions d’Ida.

Les thématiques abordées font référence à la vie des adolescents d’aujourd’hui. La nuit, signe de liberté, attire le jeune lecteur que nous sommes car c’est le champ de tous les possibles. Enfin, l’omniprésence des écrans nous renvoie à notre société et à notre pratique. C’est pourquoi, nous avons pu nous identifier à Ida. La fin ouverte permet au spectateur d’imaginer une fin.

Dans cette oeuvre s’entrechoquent réalité et virtualité, et pour nous c’est une représentation parfaite de notre société. Une oeuvre appréciable car elle développe l’imaginaire et est accessible à un public adolescent.

Nous aimerions terminer par une citation de Camus « Tout refus de communiquer est une tentative de communication ; tout geste d’indifférence ou d’hostilité est un appel déguisé. »

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