Les pièces / Les dramaturges

Paranoïd Paul de Simon Diard, Ed. Tapuscrit, 2016.

Cette pièce met en scène 6 lycéens, Balthazar, Eva, Gregg, Juliette, Luce et Victor qui parlent de leur camarade Paul, absent et s’amusent à jouer des saynètes le représentant dans différentes situations. Gregg semble être le meneur et nous comprenons au fil de l’histoire que Paul est son bouc-émissaire jusqu’au jour où celui-ci débarque chez Gregg    et là nous assistons à un retournement de situation…

Une écriture novatrice, constituée de fragments, lesquels jouent sur tous les ressorts dramatiques (mise en abyme, analepses, recours à la musique, une temporalité inhabituelle il y a un avant et un après, dispositif qui crée du suspens) A découvrir…


L’Odeur des arbres de Koffi Kwahulé, , Ed. Théâtrales, 2016.

C’est l’histoire de Shaïne (40 ans) qui revient dans sa ville natale, Loropeni, après 21 années d’absence, pour se recueillir sur la tombe de son père. Elle retrouve son petit frère Ezéchiel qu’elle n’a quasiment pas connu. Celui-ci veut qu’on l’appelle Ezgi. Zein’ke la soeur aînée a commis l’irréparable pour sauver sa ville de la pauvreté. Très vite, Shaïne découvre la vérité et nous sommes plongés au cœur même de la tragédie (parricide, argent, famille, ambitions…)

Écriture singulière qui allie poésie et théâtre; nous pouvons lire cette pièce comme un  récit raconté par un griot qui nous ensorcellerait et nous amènerait jusqu’à l’indicible…

Image d’une Afrique où la mondialisation vient perturber tous les repères originels. ( En savoir plus )


Ctrl-X de Pauline Peyrade, Ed. Les Solitaires Intempestifs, 2016.

Ida, personnage principal, seule dans son appartement la nuit, entourée d’écrans, (télévision, ordinateur, portable), ne parvient pas à dormir. Elle se connecte à toutes sortes de sites, fait des recherches sautent du coq à l’âne et revient sans cesse vers Pierre. Sa soeur Adèle lui téléphone pour qu’elle prenne son médicament, de quoi est-elle atteinte?

Nous suivons les pérégrinations d’Ida, sa solitude. Celle-ci semble fascinée, captée  par la technologie qui la fait exister. Le Net comme substitut de la vie… Réflexion sur la solitude, les images, la quotidienneté mais aussi sur cette langue protéiforme qu’est le Net. Écriture théâtrale constituée de 220 fragments où chacun raconte une histoire… ( En savoir plus  )

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