Les romans, leurs auteurs

La succession, de Jean-Paul Dubois

             Paul Katrakilis vit à Miami et joue de la cesta punta (une sorte de pelote basque) pour vivre. Un jour, on lui annonce le décès de son père et il doit rentrer en France pour régler la succession. Là, il va découvrir la personnalité du père dont il ne soupçonnait pas la part d’ombre et son destin va basculer…
La phrase « J’acceptais sa succession » résume l’œuvre et montre qu’on n’échappe ni à la filiation, à son histoire, à son héritage.


L’insouciance, de Karine Tuil

L’histoire se déroule à notre époque et nous suivons 4 personnages : Romain Roller, militaire revenant d’Afghanistan ; François Vély, patron français du CAC 40 ; Osman Diboula, aucun diplôme, a créé « Banlieue 34 », repéré par le président de la République, travaillera dans son ombre et Marion, reporter, écrivaine. Ils proviennent de milieux différents, vont se rencontrer et perdront toutes leurs illusions.
Écriture incisive qui va droit au but et apporte une réflexion sur notre errements contemporains.

 


L’affaire Léon Sadorski, de Romain Slocombe

Léon Sadorski, inspecteur principal, travaille à la préfecture de Paris aux affaires juives, nous sommes en avril 1942. Nous suivons cet inspecteur zélé, prêt à tout, pour satisfaire ses supérieurs et ne pas être inquiété. Une plongée au cœur de l’Histoire qui révèle la nature humaine dans ce qu’elle a de plus abjecte…
« N’obéissez qu’à votre conscience » phrase qui pourrait résumer le livre et le point de vue est celui d’un collabo…

 


Babylone, de Yasmina Reza

Elisabeth, la narratrice, voisine de Jean-Lino, décide d’inviter des amis pour fêter le printemps.
Cette fête va tourner au drame et permet à Y. Reza d’évoquer les thèmes de la solitude de l’exil, du couple et de l’abandon. Une satire sociale et un polar ? Un malentendu ordinaire qui déclenche l’irréparable…

 

 


Continuer, de Laurent Mauvignier

 

Une mère, Sybille, décide de sauver son fils de l’emprise de la drogue et de la violence. Ils quittent Bordeaux pour une chevauchée à travers les montagnes du Kirghizistan. Au cours de ce périple la mère et le fils vont-ils se rapprocher ?
Une écriture au cordeau qui entre dans l’intimité des personnages avec leur fragilité et leur violence.


Laëtitia, de Ivan Jablonka

Laëtitia : fait divers le plus médiatisé, celui d’une jeune fille, Laëtitia, 18 ans, retrouvée démembrée, violée et abandonnée dans plusieurs étangs du côté de Saint Nazaire en 2011.
Dans ce roman, l’auteur rend hommage à Laëtitia en retraçant sa vie et son parcours.

 

 


Chanson douce, de Leïla Slimani

D’entrée de jeu, la narratrice donne le ton puisque nous apprenons que ces deux enfants ont été assassinés par leur nourrice.
Récit rétrospectif qui renforce le parcours de Louise baby sitter qui va commettre l’irréparable. « Chanson douce » nous fait basculer dans l’horreur. Un drame psychologique qui dérange !

 


L’enfant qui mesurait le monde, de Metin Arditi

Rencontre inattendue entre Yanis, enfant singulier et Eliot, architecte américain qui décide de s’installer sur l’île grecque de Kalamaki pour perpétuer le travail de sa fille Dickie décédée ici…
Écriture poétique qui nous emmène dans un univers où règne la solidarité.

 

 


Ma part de Gaulois, de Magyd Cherfi

C’est le récit de Magyd Cherfi, enfant des cités, confronté au décalage entre ce qu’il est et ce qu’il devient par le truchement de l’école.
Entre ces lignes se glisse toute une réflexion sur l’identité et les blessures qu’elle peut engendrer. Un récit autobiographique qui nous emmène dans le Sud-Ouest, oscillant entre la gravité et l’auto-dérision.

 

 


Petit pays, de Gaël Faye

Ce premier roman pose les questions des blessures identitaires à travers le personnage de Gabriel. A l’âge de 10 ans, il est confronté à la guerre du Rwanda (hutus contre tutsis), condamné à l’exil au Burundi et en France…
Gabriel est l’alter ego de Gaël Faye et l’écriture lui permet de mettre « en mots des maux »…

 

 


Règne animal, de Jean-Baptiste Del Amo

Ce roman est un voyage qui nous emmène à travers la France paysanne de la fin du XIX e jusqu’au XX e siècle. Nous suivons une famille sur cinq générations : de l’exploitation agricole traditionnelle à l’élevage industriel…
Une écriture incisive qui dépeint le quotidien et la nature de cette famille qui bascule dans la violence.Une réflexion sur la cause animale qui ne peut laisser indifférent !

 


Possédées, de Frédéric Gros

Le 18 Août 1634, le séduisant et cultivé curé Urbain Grandier est brûlé en place publique accusé d’avoir fait pénétrer le diable dans l’esprit et le corps des religieuses. L’affaire de Loudun, comme on la nomme, va servir à l’Église pour redorer son blason…
Ici Frédéric Gros nous emmène dans la France du XVII e et ses fanatismes qui ne sont pas sans rappeler ceux de notre modernité.

 


Tropique de la violence, de Natacha Appanah

C’est l’histoire de Marie, une jeune infirmière qui habite l’île de Mayotte. Un jour, elle adopte Moïse, un bébé arrivé clandestinement sur l’île depuis les Comores. Il est rejeté par sa mère car elle pense que c’est le fils du Djinn (diable) à cause de ses yeux vairons (hétérochromes). Vers l’âge de quatorze ans, Moïse veut savoir la vérité sur ses origines et commence à trainer avec des jeunes d’un bidonville surnommé Gaza, à la recherche de son identité. Quand Marie décède brutalement, il part vivre dans le quartier de Gaza et rencontre Bruce, le chef du bidonville. Commence alors un crescendo de violence jusqu’au summum de l’horreur. On suit aussi l’histoire du point de vue de Stéphane, un homme qui essaye naïvement d’aider les jeunes du bidonville. Et de celui d’Olivier, un policier désabusé. Un roman au style flamboyant où les descriptions nous emmènent vers un dépaysement assuré…

 

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